Un monde à partager
|
|
Ce soir je ne verrai pas le Classico Espagnol entre le Real et Barca car je n’ai pas la chaine du football mais le Service Public m’offre la possibilité de suivre un alléchant Mano à Mano les 2 clubs de Manchester, le Man U d’un côté (c'est-à-dire Manchester United) et le City de l’autre (Manchester City ) ce dernier dirigé d’ailleurs par Man… cini (un italien qui n’a rien d’une panthère rose), le match joué pratiquement sans un anglais sur le terrain (surtout chez les blues de City même si l'indien argentin balafré Tevez sera absent) se déroulera dans un esprit très british souvent appelé fighting spirit ( le figthing c’est la spécialité de Rooney –dire Roo- le numéro 9 et ½ des reds de United a pratiqué la boxe dans sa jeunesse qui ne sera hélas pas là car suspendu pour propos "déplacés" au nez d'une caméra témoin en célébrant un but qu'il venait encore d'inscrire ). Damage
Je m’attends donc à en voir de toutes les couleurs sur la verte pelouse de Wembley dont le gazon n’a rien de maudit pour la pratique d’un jeu d’attaque.
Que le meilleur gagne et à la fin comme dirait Peter Gabriel nous pourrons reprendre « A Man is dead » mais la mort dans l’honneur n’est rien….
Le fils d’une de mes meilleures amies s’intéresse particulièrement à 2 grands pays aux antipodes de la vieille Europe, l’un dont la culture et la civilisation séculaire si différentes du nôtre représente sans doute pour lui la recherche d’une spiritualité profonde et respectueuse de la vie humaine dans toute sa plénitude tant physique que morale, l’autre pays est un Eldorado symbole d’un Nouveau Monde à construire tant il est immense et à découvrir c’est là qu’il aimerait aller vivre un jour. Elle aime beaucoup son fils qui le lui rend bien et ce jeune est plus que sympathique et j’envie sa soif de se projeter dans un monde qui pourrait être meilleur.
Le premier pays est une un immense archipel qui vient d’être frappé par un énorme cataclysme suivi d’une terrible catastrophe imputable à la volonté d’un gouvernement de développer envers et contre tout une industrie nucléaire dans un contexte pourtant marqué par de nombreuses faiblesses dues au relief et à la vulnérabilité aux tremblements de terre, le rayonnement recherché par le pays du Soleil Levant, vient de se transformer en cauchemar de radiations nucléaires pour ses habitants, le Japon vient de montrer au monde industrialisé que la course en avant à la fabrication de son « indispensable » énergie électrique passait pas des modes de production plus apaisés.
Le deuxième pays est quasiment un continent à lui seul, deuxième pays du monde par sa superficie, seulement exploré et colonisé depuis 5 siècles, il se construit dans l’ombre d’un encombrant voisin dont il partage pour la plus grande partie la langue mais aussi un modèle économique commun, il semble pourtant s’en différencier par de nombreux aspects de sa constitution et de son organisation politique mais aussi par des approches et des modes de vie apparemment plus humanistes, ce pays est, vous l’avez sans doute reconnu, le Canada (nom dont l’origine viendrait du mot indien éponyme qui signifie village.)
Et bien ce village s’est progressivement peuplé, au détriment de la population indienne exterminée au fil des temps, par l’apport d’une émigration tout d’abord ouverte puis de plus en plus sélective (avec pourtant une densité très inférieure à 4 habitants au Km2). Pour pénétrer la contrée il faut montrer patte blanche, être jeune et diplômé, et surtout en bonne santé (je n’ose affirmer qu’il faut mieux ne pas avoir d’engagement dans un parti de gauche), les caribous, ours , érables et épinettes noires peuvent dormir tranquilles, ils ne sont pas encore menacés (bien que la cupide recherche de pétrole et autres matières premières ait pris une dimension monumentale et très peu respectueuse de l'environnement dans certaines parties de ce pays).
Mais ce qui m’a particulièrement choqué ce jour est la décision des autorités canadiennes de refuser à une famille française vivant pourtant depuis 6 ans dans le pays de pouvoir s’y installer définitivement, le prétexte est odieux et sans appel, l’une de leurs filles souffrant d’un léger handicap cérébral elle représenterait « un fardeau excessif » pour le pays, c’est le langage officiel qui a été tenu a ses néo-Canadiens, ils doivent donc quitter le pays sur le champs, et oui le Canada prenant en charge les soins médicaux de ses habitants ne veut pas accepter sur son territoire des malades ou des handicapés.
Bon vous me direz qu’ils ne sont sans doute pas les seuls, et que d’autres agissent de manière bien plus hypocrites et sans discernement mais tout de même, là c’est écrit blanc sur blanc, un blanc d’une neige bien sale…….
Comment une demande de renseignement banale peut tourner à l’affrontement verbal entre 2 agents de la SNCF ? Est bien c’est simple adressez vous poliment à un guichet de la gare où se trouvent, à une heure sans bousculade, les 2 comparses, l’un un homme petit et massif proche de la soixantaine est assis, je devrais dire vautré dans son fauteuil, l’autre une jeune femme de belle stature portant fièrement son uniforme flambant neuf se dresse avenante avec un grand sourire.
Ma question était sans équivoque (d’après moi), je voulais juste connaitre les modalités pour obtenir la carte spécifique pour les personnes de mon âge et qui permet d’obtenir des réductions pour voyager jusqu’à plus soif sur le réseau si étendu de cette grande entreprise .
La jeune femme me répond spontanément sans se départir de son air radieux et là le grincheux pivote et sans me regarder contredit la jeune femme (le point d’achoppement cognitif portait sur une présentation ou pas de la carte d’identité) je ne savais pas qui pouvait avoir raison mais la joute verbale entre les deux protagonistes fut d’une violence incompréhensible pour moi, client et profane, quel compte avait à régler ces deux là, je l’ignore mais je préférai lâchement m’éclipser avant d’être obligé de prendre partie au vu de l’acharnement verbal et disproportionné du quidam qui n’avait pas quitté sa position assise mais semblait vouloir en imposer par tous moyens.
Etait-ce un choc générationnel ? Le début de la guerre des sexes, ou une tentative xénophobe bien dans l’air du temps (la jeune femme était sans doute d’origine maghrébine).
Je me suis aussi dit que cela me rappelait des situations vécues à l’accueil dans le cadre de ma propre activité professionnelle et qu’après tout je devais comprendre que je n’étais qu’un intrus, un objet devenu prétexte à un règlement de comptes à au Quai Corail.
Après mure réflexion, j'ai décidé que j'avais plus de raisons d'arrêter de fumer que de continuer et je suis donc allée à la pharmacie la plus proche pour m'offrir une boite de "patchs" me permettant d'affronter sereinement la première période et me voilà donc depuis quelques heures dans le clan des non fumeurs.
C'était l'occasion ou jamais puisqu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon fils et que lui offrir ma volonté de lui conserver une mère en bonne santé lui a fait plaisir. Comme ça fera sans doute plaisir à un autre proche de mon coeur qui s'inquiète parfois pour mon avenir...
La semaine qui s'annonce sera sans doute un peu difficile comme me l'a annoncé avec le sourire la charmante pharmacienne qui m' a vendu le produit miracle (qui est, notons le passage, à peu près aussi cher que la quantité correspondante de tabac). La lutte contre les multinationales du tabac va m'occuper l'esprit et les bénéfices espérés de cet arrêt m'aideront probablement à tenir la dragée haute à la tentation.
Allo es tu là ?
Il n’entendait plus rien que qu’un long bip strident, miracle de notre monde moderne où le moindre grain de sable vient gripper la vaniteuse machinerie de notre univers de progrès.
Il n’entendait plus rien de ce que ses petites mains pouvaient raconter, ses lèvres fiévreuses avaient beau prononcer tous les plus beaux mots d’amour, le long bip strident parcourait les centaines de kilomètres qui les séparaient sans état d’âme imposant sans vergogne sa voix univoque.
Tout ça simplement parce qu’elle avait tendrement tendu l’oreille et que les touches du portable dernier cri qu’elle s’était offert n’avaient pas résisté à tant de sollicitude, la puce qui sommeillait au cœur de la bête immonde n’avait pas hésité une seule seconde et s’était mise à crier toute sa jalousie.
Allo tu es revenue ?
Vous le dites